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Orgueil et préjugés

26 juin 2015


Auteur : Jane Austen

Éditeur : 10/18
Collection : Domaine Etranger, numéro 1505
Parution : 03 Janvier 2012
Pages : 369


Résumé :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage : l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennet qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-telle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.


Mon avis :

C'est le premier classique de Jane Austen, dans lequel je me lançais, et pas des moindres : le plus connu. J'avais donc hâte avec tous les éloges que l'on m'a fait sur cette oeuvre.

Ce roman relate l'histoire de l'héroïne, Elizabeth Bennet, et de ses sœurs au sein de leur famille. Famille qui n'est pas la plus aisée du village, mais qui a de l'importance tout de même : invitations aux bals, aux dîners. Nous allons donc suivre ce personnage dans sa vie mondaine du XVIIIème siècle.

Le personnage d'Elizabeth m'a particulièrement plu et m'a fait bonne impression : c'est une personne réfléchi, qui n'est pas niaise. Nous pouvons voir cela juste avec un petit détail : elle ne s'évanouit pas toutes les minutes comme dans certaines histoires de cette époque. Elle garde la tête haute, dans n'importe quelle situation. Mais surtout, ce personnage est intelligent. Tout comme sa soeur, Jane, que j'ai tout autant aimé aussi. Elles ont su se faire leur caractère malgré le propre caractère de leur mère.

Le personnage de Mme Bennet, la mère, m'a plus que déplu, comme les gens de sa compagnie qui partage mon avis : elle n'est pas considéré comme grand intérêt par les autres. Pour cause, elle n'est pas doré d'une grande intelligence, elle passe son temps à parler potin du village. Mais ce qui m'a particulièrement déplu est qu'elle est très matériel, je m'explique, elle préfère voir ses filles faire un mariage d'intérêt que d'amour. C'est un point qui m'a beaucoup dérangé, et donc c'est un personnage qui agace assez vite.

J'ai pourtant une déception dans cette lecture, après avoir entendu tellement de choses sur Mr Darcy, je m'attendais à ce qu'il soit l'un des personnages principaux. Pourtant, j'ai trouvé qu'il n'était pas assez présent pour que je puisse m'attacher plus à lui. J'ai trouvé que c'était Mr Bingley qui était sur le devant de la scène et dans toutes les discussion. Bien qu'il soit sympathique, ce n'est pas de lui que l'on m'a principalement parlé. Mais le fait que Darcy se démarque par sa froideur a été un bon point pour moi, parce que cela prouve qu'il est unique en son genre.

C'est cela qui m'amène au point que j'ai trouvé qu'à la fin, peut-être la situation aillait-elle trop vite ? Après si peu de temps ensemble, le fait que Darcy soit tombé sous le charme d'Elizabeth, sans se connaître plus que cela, m'a surpris.

Mon avis sur ce livre est mitigé. Ce n'est pas pour ces longueurs, car quand j'ouvre un classique, je m'y attends. J'ai seulement trouvé que l'histoire d'Elizabeth et Darcy n'était pas trop mis en avant, par rapport à ce que j'espérais.

Les Crèvecoeur, tome 1 : Edith

24 mai 2015


Auteur : Antonia Medeiros

Éditeur : La Bourdonnaye
Collection : Fictions
Parution : 19 Mars 2014
Pages : 185


Résumé :

Germain Crèvecoeur, l'un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXème siècle, vient d'être retrouvé pendu. L'artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets... Tout commence en 1915, avec Edith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d'Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second est un soldat allemand de la Grand Guerre, ennemi de la patrie. Mais l'amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances.

Mon avis :

J'ai voulu découvrir les éditions de la Bourdonnaye avec ce livre, qui m'intriguait beaucoup. Le résumé ne nous laisse que très peu d'informations et l'histoire nous reste floue.

On se retrouve, ici, avec Raphaël, qui vient d'apprendre l'existence de son père, Germain Crèvecoeur, qu'au moment de sa mort. Celui-ci lui lègue son magasin de chaussures, qui était aussi sa demeure. Nous avons des retours en arrière, vers 1915,  avec le personnage d'Edith. Cette personne est assez intrigante, introvertie et n'a pas une vie des plus luxuriante. D'autant plus, que pour la tradition familiale, le magasin de chaussures doit revenir au fils, c'est pour cela qu'Edith doit se marier contre son gré. Son promis est Romain Crèvecoeur, un personnage froid, sans sentiments, et qui ne se marie non par amour mais seulement pour le profit du magasin. Nous avons dû mal à lier tous les personnages ensemble.

Le style d'écriture de l'auteur est assez classique : lent et très descriptif. Elle décrypte chaque pensées et chaque passé de tous les personnages. Elle s'attarde parfois sur certains personnages qui n'ont pas d'importance, ce qui ralentit la lecture. C'est un point qui m'a déçue. Mis à part cela, j'ai aimé son écriture très studieuse, que l'on croise rarement aujourd'hui.

J'ai trouvé, cependant, que l'on a dû mal à s'attacher aux personnages. Pour ma part, je n'ai vécu l'histoire que de façon extérieure, et non en m'identifiant aux personnes. Ce qui m'a d'autant plus troublée est que vu le titre, je pensais suivre seulement le personnage d'Edith. Cependant, nous interférons entre Raphaël et Edith. En plus de cela, nous apprenons des choses sur Romain qui aurait pu, je pense, attendre le second tome pour être autant dans le déni qu'Edith, ou en tout cas avoir des doutes comme elle mais ne pas savoir la vérité.

Ce livre n'est pas un coup de cœur, l'auteur s'attarde de temps en temps sur des détails qui n'ont pas d'importance. La lecture est donc ralentie et devient ennuyeuse durant ces moments. Cependant, je souhaite tout de même lire le second tome réservé à Romain Crèvecoeur, qui est le personnage le plus troublant : toujours de marbre quoiqu'il se passe. Un personnage sans cœur.